LES ORDONNANCES DE LA VILLE DE LION BAILLEES PAR MESSIEVRS LES CONCEILLIERS A GUILLAVME GAVTHERET, MARCHAT APPOTTICAIRE DE LA DICTE VILLE.

Miniature en frontispice du Garbeau de l'Epicerie ou registre de taxes sur les épices, 1519. Gouache et or sur parchemin. H. 0,230 m; L. 0,163 m. - A l'intérieur d'un registre. Parchemin. Encre brune. Rubriques. Réglé à la mine de plomb.

ARCHIVES MUNICIPALES DE LYON

Le Garbeau de l’épicerie

La miniature des comptes rendus par Guillaume Gautheret apothicaire de la taxe sur les entrées des épices est particulièrement célèbre tant par son sujet, l’assemblée municipale, que par son auteur : Guillaume II Leroy, fils du prototypographe de Lyon.

Les Ordonnances du Garbeau ou droit de visitation de l'épicerie et de la droguerie, concédé par Louis XI en 1465, doivent être interprétées à la lumière de la querelle qui opposa les échevins et les artisans lyonnais au début du 16e siècle. Par sentiment de reconnaissance envers le Consulat et pour commémorer l'événement de sa nomination, l'apothicaire lyonnais Guillaume Gautheret a demandé à un artiste d'enrichir le registre du garbeau de deux miniatures placées en regard. Celle de droite montre une séance du consulat dans l'Hôtel de Ville de la rue Longue. Elle met en scène les échevins, le secrétaire de la Ville et son clerc lors de l'investiture de Gautheret, lequel est figuré de profil et la main droite tendue, prêt à recevoir les précieuses ordonnances. Sur la page de gauche, l'artiste a représenté, sur deux regis tres, et à fond de paysage, les armes de France et les armes de la ville soutenues par des Anges ou des Vertus. Rappelons, au passage, que Jean, le fils de Guillaume Gautheret, avait prononcé, en 1515, l'oraison doctorale de la Saint-Thomas.

Nota : L'attribution de ces deux miniatures à Guillaume II Le Roy s'est effectuée en deux temps. Julien Bau drier, dans sa Bibliographie lyonnaise du 16e siècle (Lyon, 1896-1912) avait défini la personnalité artisti que de l'un des graveurs les plus en faveurs auprès des libraires lyonnais au début du 16 siècle, le Maître au Nombril, appelé ainsi en raison de la manière caractéristique dont ce détail anatomique est rendu (un long trait vertical) dans les figures de cet artiste. Par la suite, J. Baudrier en arriva à identifier le Maître au Nombril avec le fils de l'imprimeur d'origine flamande Guillaume le Roy, l'introducteur de l'imprimerie à Lyon, et que les documents fiscaux désignent sous le nom de "Guillaume le peintre".

Remerciements à Philippe MARCHAT

Reproduction avec l'aimable contribution de Monsieur André MAIRE des A.M de Lyon

 

 

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